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Sur la partie ouest exposée aux vents et aux embruns, s'étale une végétation rase de lande tapissée de quatre différentes bruyères mauves et d'ajoncs. C'est un tissu sauvage de 400 hectares environ. Jadis la tourbe y était exploitée et l'on y élevait aussi des chèvres. (Depuis l'Anse des Sévignés, nichée entre le Cap Fréhel et le Fort la Latte, le grès rose était convoyé. Sur le site se trouvent les vestiges d'un concasseur, qui pourrait faire aujourd'hui l'objet de recherches en archéologie industrielle... On peut vanter le courage et le mérite de ces hommes qui devaient chaque jour gravir la falaise abrupte pour assurer leur travail.)
Côté est, une végétation abondante et boisée. Aucune construction n'en altère le paysage et le site est classé depuis 1943. Réserve ornithologique, il permet la nidification de nombreux oiseaux marins : cormorans huppés, mouettes tridactyles, pétrels fulmars, grands goélands marins, guillemots de Troll, pingouins Torda etc...
Sur la pointe de Fréhel, en 1687, est établi un premier phare au fanal fait de trois gros flambeaux de suif et de térébenthine ; il est visible par temps clair à près de 40 km. En cas de tempête, on allumait un grand feu de charbon.
En 1847, un nouveau phare est édifié à côté de l'ancien. Électrifié en 1886, il sera dynamité par les allemands le 11 août 4.
De 1946 à 1950, période de la restauration du phare actuel, le vieux phare (de la Tour Vauban) est remis en service pour la prévention des côtes. La nouvelle tour haute de 32m, domine les flots à 96m ; une lampe halogène porte 2 éclats toutes les 10 secondes à 110km par temps clair.
Chambres d'hôtes Ker Léon
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